L'éclairage public pèse lourd dans le budget des collectivités : il représente 16 % de la consommation énergétique totale des communes, 41 % de leur consommation d'électricité et 37 % de leur facture d'électricité, pour un parc d'environ 9 millions de points lumineux en France (Banque des Territoires). Face à la hausse des prix de l'énergie, aux objectifs de sobriété et à la réglementation sur les nuisances lumineuses, les collectivités cherchent à mieux éclairer, au bon moment et au juste niveau.
En reliant chaque luminaire à des capteurs et à une plateforme IoT, il devient possible de piloter l'éclairage à distance, de l'adapter à la présence réelle des usagers et de détecter les pannes en temps réel.
Pour les territoires connectés et durables, l'enjeu dépasse la seule réduction de la facture. Il s'agit de construire une infrastructure ouverte, interopérable et souveraine, capable d'agréger les données de terrain pour mieux décider. C'est précisément le positionnement de Kuzzle, éditeur français de solutions IoT, Data et Hypervision pour la smart city et le smart building.
Sommaire
Un éclairage public intelligent associe des luminaires LED pilotables, des capteurs connectés et une plateforme IoT qui centralise les données. Ce trio transforme un poste de dépense passif en infrastructure urbaine pilotée par la donnée.
Selon le ministère de la Transition écologique, la rénovation d'un parc d'éclairage permet de réduire sa consommation de 50 à 75 %. La connectivité IoT va plus loin : gradation selon les horaires, extinction en cœur de nuit, allumage à la détection de présence. Sur le projet mené avec Kawantech et Kuzzle IoT, le capteur Kara divise par trois la consommation des lampadaires LED, soit jusqu'à 67 % d'économies d'énergie.
Chaque point lumineux remonte son état en temps réel. Les pannes sont détectées automatiquement, géolocalisées et transmises aux équipes. Les équipes planifient leurs interventions plus efficacement : grâce à la détection des pannes en télégestion à l'armoire, Kuzzle observe une baisse de 40 % des déplacements liés à la programmation et à la maintenance.
Moduler l'intensité, la température de couleur et les horaires permet de respecter la trame noire, de protéger la faune nocturne et de se conformer à la réglementation sur les nuisances lumineuses.
Un éclairage adaptatif réagit aux flux réels de piétons, cyclistes et véhicules. La lumière est là quand l'usager en a besoin, avec le niveau requis par la voie et par l'activité.
Le réseau d'éclairage maille tout le territoire et dispose d'une alimentation électrique. Il accueille naturellement d'autres capteurs : qualité de l'air, bruit, comptage, stationnement, bornes de recharge ou petites antennes 5G. Une plateforme IoT ouverte agrège ces données pour alimenter une vision transverse du territoire connecté.
Il n'existe pas un modèle unique d'éclairage public intelligent. Le bon choix dépend de l'état du parc, du niveau de granularité souhaité et des connectivités disponibles sur le territoire.
Les réseaux bas débit longue portée (LoRaWAN), le radio mesh et la connectivité cellulaire (2G, 3G, 4G, LTE-M) coexistent souvent sur un même territoire. Le protocole TALQ v2 et les standards Zhaga et D4i assurent l'interopérabilité entre luminaires, contrôleurs et logiciel central, quel que soit le fabricant. Des protocoles de messagerie comme MQTT acheminent ensuite les données vers la plateforme.
La plateforme logicielle est le cerveau de l'éclairage public intelligent. La solution Kuzzle pour l'éclairage public intelligent s'appuie sur trois briques complémentaires.
| Produit Kuzzle | Rôle | Avantages pour l'éclairage public |
|---|---|---|
| Kuzzle IoT | Gestion des objets connectés | Interopérabilité multi-équipements et multi-connectivité (TALQ v2, LoRaWAN, radio mesh, cellulaire), détection de pannes et alertes automatiques |
| Kuzzle Hypervision | Supervision et pilotage multi-métier | Pilotage à l'armoire ou au point lumineux, scénarisation (gradation, couleurs, horaires), calendriers événementiels, gestion fine des droits et profils |
| Kuzzle Data | Traitement des données open source | Analyse massive des données IoT, suivi des consommations énergétiques, croisement avec les autres données de la smart city |
Cette architecture open source évite l'enfermement propriétaire. La collectivité garde la maîtrise de ses données, peut changer de fabricant de luminaires et ajouter de nouveaux cas d'usage (bâtiments, mobilité, réseaux) sur une même plateforme IoT smart city.
Avec l'entreprise toulousaine Kawantech, Kuzzle accompagne le Territoire d'Énergie du Tarn dans la supervision et le pilotage à distance de son éclairage public intelligent. Les lampadaires sont équipés du capteur Kara, qui interprète l'usage de la voie publique et adapte la lumière en temps réel, et de drivers LED DALI D4i pour un contrôle fin du parc. Les équipements, conformes aux standards ouverts Zhaga et D4i, communiquent en LoRa et MQTT avec Kuzzle IoT, Kuzzle Device Manager et Kuzzle Dashboard Builder.
Depuis la plateforme, les équipes peuvent :
Résultat : jusqu'à 67 % d'économies d'énergie, soit une consommation divisée par trois.
Un projet réussi avance par étapes, du diagnostic du parc au déploiement de nouveaux usages smart city. Le tableau ci-dessous résume la démarche type pour une collectivité ou un syndicat d'énergie.
| Étape | Objectifs | Actions clés | Acteurs | Livrables |
|---|---|---|---|---|
| 1. Diagnostic du parc | Connaître l'existant et ses consommations | Inventaire géolocalisé des points lumineux et armoires, relevé des technologies (sodium, LED), audit de conformité à l'arrêté du 27 décembre 2018 | Collectivité, syndicat d'énergie, bureau d'études | Cartographie du parc, bilan énergétique |
| 2. Définition des besoins | Fixer les objectifs énergétiques, sécuritaires et environnementaux | Zonage des voies, plages d'extinction ou de gradation, trame noire, cas d'usage smart city futurs | Élus, services techniques, usagers | Schéma directeur d'aménagement lumière (SDAL) |
| 3. Choix de l'architecture IoT | Garantir l'interopérabilité et la pérennité | Sélection des contrôleurs (Zhaga, D4i), capteurs, réseaux (LoRaWAN, cellulaire, mesh), plateforme IoT ouverte | DSI, intégrateur, éditeur de plateforme | Cahier des charges technique |
| 4. Financement et marchés publics | Sécuriser le budget | Mobilisation des CEE (fiche RES-EC-104), des aides des syndicats d'énergie et des régions, choix du montage (marché global de performance, CPE) | Collectivité, acheteurs publics | Plan de financement, DCE |
| 5. Pilote | Valider la solution sur le terrain | Déploiement sur un quartier ou une commune, mesure des économies, retours usagers | Intégrateur, services techniques | Rapport de pilote, indicateurs de performance |
| 6. Déploiement | Généraliser à l'ensemble du territoire | Remplacement ou rétrofit des luminaires, raccordement à la plateforme, paramétrage des scénarios | Installateurs, intégrateur | Parc connecté et supervisé |
| 7. Exploitation et évolution | Optimiser dans la durée | Suivi des consommations, maintenance préventive, ajout de capteurs (air, bruit, stationnement), hypervision multi-métier | Exploitant, services techniques | Tableaux de bord, rapports énergétiques |
Le pilote est l'étape décisive : il mesure les gains réels avant d'engager l'investissement global. Une plateforme comme Kuzzle IoT permet de démarrer sur un périmètre restreint puis de monter en charge sans changer d'outil.
Les certificats d'économies d'énergie financent la rénovation de l'éclairage extérieur via la fiche standardisée RES-EC-104, applicable aux opérations engagées avant le 1er janvier 2030. Les collectivités peuvent aussi solliciter les programmes d'accompagnement de leur syndicat départemental d'énergie et les aides régionales. La mesure du Fonds vert dédiée à l'éclairage public, active en 2023 et 2024, n'a pas été reconduite depuis 2025.
Le maire. En vertu de l'article L2212-2 du Code général des collectivités territoriales, la police municipale couvre notamment l'éclairage des voies publiques. Le maire peut donc décider, par arrêté, d'une extinction partielle ou d'une gradation nocturne, sous réserve d'assurer la sécurité des usagers. Une plateforme IoT facilite l'application et la traçabilité de ces décisions.
Les certificats d'économies d'énergie financent la rénovation de l'éclairage extérieur via la fiche standardisée RES-EC-104. Les collectivités peuvent aussi solliciter les programmes d'accompagnement de leur syndicat départemental d'énergie.
L'éclairage public intelligent est un réseau de luminaires LED connectés à une plateforme IoT. Il permet de piloter à distance l'allumage, l'extinction et l'intensité de chaque point lumineux, de détecter les pannes et d'adapter la lumière à la présence réelle des usagers.
Le passage aux LED réduit la consommation de 30 à 60 %. Associé à la détection de présence et à la gradation pilotée par une plateforme IoT, il peut atteindre 67 % d'économies, comme sur le projet Kawantech et Kuzzle.
Le pilotage à l'armoire commande un groupe de luminaires depuis l'armoire électrique. Le pilotage au point lumineux contrôle chaque lampadaire individuellement grâce à un driver communicant, pour une gradation et un diagnostic plus fins.
Les plus répandus sont LoRaWAN, le radio mesh et les réseaux cellulaires. Le protocole TALQ v2 et les standards Zhaga et D4i assurent l'interopérabilité entre luminaires, contrôleurs et plateforme de gestion.
Oui. Le maire peut décider d'une extinction ou d'une gradation nocturne par arrêté municipal, au titre de son pouvoir de police défini à l'article L2212-2 du CGCT, tout en garantissant la sécurité des usagers.
Le réseau d'éclairage couvre tout le territoire et dispose d'une alimentation électrique permanente. Il accueille facilement des capteurs de qualité de l'air, de bruit, de comptage ou de stationnement, dont les données sont centralisées par une plateforme IoT smart city comme Kuzzle.
Les collectivités peuvent mobiliser les certificats d'économies d'énergie (fiche RES-EC-104), les aides des syndicats d'énergie et des régions, ou un marché global de performance qui rémunère le prestataire sur les économies réalisées.